Manifeste

JMPSP: introduction

  • La santé publique est un volet essentiel de notre système de santé. Elle gagnerait à être mieux connue, parce qu’elle constitue une solution durable pour remédier aux problèmes de santé de plus en plus complexes.
  • Investir plus d’argent en prévention permettrait d’améliorer la santé et le bien-être de la population avec une grande efficience, tel que démontré par les systèmes de santé les plus performants dans le monde et la littérature.
  • Jeunes médecins pour la santé publique (JMPSP) est un groupe formé de 25 médecins spécialistes et résidents en médecine préventive et santé publique. Des médecins provenant d’autres spécialités, incluant ceux en médecine de famille, sont invités à se joindre également.
  • Ce qui nous importe, c’est la santé de notre monde : nous sommes des médecins et nous sommes accompagnés d’autres professionnels passionnés, experts et tout aussi préoccupés par la santé des Québécois, nous travaillons à améliorer la santé de la population.

Mais qu’est-ce que la santé publique ?

  • La santé publique s’intéresse à la surveillance de l’état de santé, à la promotion et la protection de la santé, de même qu’à la prévention des maladies de la population.
  • La santé publique a récemment pris un virage misant sur la création d’environnements favorables à la santé, plutôt que simplement l’éducation de la population quant aux saines habitudes de vie.
  • Autre innovation plus récente : une des stratégies de promotion de la santé est de participer au développement de politiques publiques, i.e. l’intégration de la santé et de l’équité en santé dans toutes les politiques. (ex.: loi sur le tabac, nouveaux casinos, exploitation de l’amiante et des gaz de schistes.

Les coupures de 30% dans les services, pas dans l’administratif

  • Le gouvernement impose aux Directions régionales de santé publique  (DSP) des compressions budgétaires de l’ordre de 30%.
  • On retrouve peu de bureaucratie dans les services de santé publique des directions régionales. La Direction de santé publique est distincte des autres directions des Agences, puisqu’elle porte plusieurs programmes de prévention et services à la population.
  • Les DSP se questionnent actuellement à savoir lesquelles de leurs activités devraient être coupées parmi les services vu les compressions budgétaires imposées.

Trop faible proportion du budget en santé publique

  • Nous sommes en deçà des recommandations des experts quant à la proportion du budget de la santé dédié à la prévention.
  • Au Québec, avant les coupures actuelles de 30%, environ 2% seulement du budget de la santé était investi en santé publique, alors qu’un minimum de 5% est recommandé dans la littérature.
  • Investir en santé publique est payant. Par exemple, pour chaque dollar investi dans des programmes de développement de la petite enfance on gagne 16$,  pour chaque dollar investi dans la lutte au tabac, on gagne 20$ sans compter les vies sauvées et la qualité de vie augmentée.

Résumé de notre position sur le PL10

  • On peut tenter de restructurer le réseau de la santé pour optimiser et gagner en efficience. Nous mettons en doute le fait que cette nouvelle réforme permettra de faire des économies substantielles, puisque qu’elle n’est basée sur aucune donnée scientifique. L’histoire des réformes antérieures similaires au Québec ont d’ailleurs démontré qu’elles n’améliorent en rien l’accès à des services de qualité.
  • Ne devrions-nous pas plutôt envisager une plus grande valorisation de la prévention ? La santé publique cible justement l’ensemble des facteurs en amont des maladies et serait une voie de passage intéressante pour alléger le fardeau des soins curatifs qui pèse sur notre système de santé.
  • En conférence de presse, la ministre déléguée à la santé publique, Mme Lucie Charlebois, a mentionné qu’il n’était aucunement question de couper des services en santé publique, mais ce n’est pas ce qui se passe actuellement avec les coupures.
  • Le projet de loi 10 se positionne clairement pour un état de déséquilibre favorisant une grande centralisation tant des fonctions que des pouvoirs. Les grandes orientations d’un programme de santé provincial doivent être centralisées pour assurer une certaine cohérence et assurer une plus grande efficience de certaines fonctions de soutien du réseau. Par contre, les avantages de la décentralisation pour une offre de services adaptée aux populations sont bien démontrés. Nous souhaitons un meilleur équilibre entre les fonctions centralisées et décentralisées que celui proposé par le PL10.

Pas partisan, mais « scientifiquement politisé »

  • Tout notre argumentaire n’est pas une revendication politique.  Il s’agit d’une démarche qui est entièrement basée sur de données scientifiques, et non pas sur des idées partisanes. Nous aurions exactement le même discours si un autre parti était au pouvoir et que nous faisions face à 30% de coupures en santé publique.
  • Ces arguments proviennent de plusieurs références de qualité de la littérature reconnue internationalement.

Ce qui nous intéresse, c’est la santé de la population. Toutefois, un des rôles de la santé publique est de sensibiliser les décideurs à tenir compte des conséquences sur la santé de la population pour chacune de leurs décisions politiques, en fonction des plus récentes données scientifiques. Qu’un projet traite d’économie, d’éducation ou d’environnement, il entraîne toujours des effets sur la santé qui doivent être considérés.

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