Communiqué de presse: Québec demande de couper dans la prévention

Montréal, le 5 novembre 2014 – La santé des Québécois est compromise par les coupures en prévention, selon le groupe Jeunes médecins pour la santé publique (JMPSP). Le gouvernement demande aux Directions régionales de santé publique (DSP) des compressions budgétaires de l’ordre de 30% dans leurs programmes et services d’ici le 1er avril 2015.

« Alors qu’il s’engageait à ne pas couper dans les services à la population, ce gouvernement impose maintenant des coupures en prévention qui auront inévitablement des conséquences à long terme sur la santé des Québécois », rappelle la Dre Catherine Dea, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive qui est également membre fondatrice du groupe Jeunes médecins pour la santé publique. Entre autres, les services des DSP visent à protéger la santé des Québécois contre des maladies infectieuses comme Ebola ou contre des contaminants environnementaux, tels que les moisissures dans les écoles ou les polluants dans l’air après une catastrophe comme celle de Lac-Mégantic.

Réduire les budgets des DSP de 30% équivaut à priver les Québécois de services dans le domaine de la prévention, des services de santé pour lesquels ils sont pourtant favorables si l’on en croit les sondages. « Ce que le gouvernement nous demande maintenant, c’est de décider lesquels de nos services de prévention seront coupés. Doit-on se retirer de l’approche École en santé, où nous travaillons avec le milieu scolaire pour améliorer la santé de nos jeunes? Doit-on cesser de collaborer avec les municipalités pour rendre les quartiers plus favorables à l’activité physique afin de prévenir l’obésité et le diabète? Ou bien faudra-t-il cesser de former les intervenantes qui font des visites à domicile auprès des familles défavorisées? », illustre la Dre Cat Tuong Nguyen de Jeunes médecins pour la santé publique.

Or, pour la majorité des scientifiques du domaine de la santé, investir en prévention est la solution ayant le plus d’impacts sur la santé de la population. Chaque dollar en prévention permet d’économiser en moyenne 5,60$ en soins de santé évitables. Ces sommes pourraient alors être dépensées dans des services essentiels. Au Québec, seulement 2% du budget en santé est actuellement investi en santé publique, alors que des experts canadiens recommandent d’y allouer 5%. « Couper en prévention n’est pas une solution responsable », conclut JMPSP.

Le groupe Jeunes médecins pour la santé publique s’est formé en réaction aux annonces de coupures en santé publique. Le groupe veut défendre les investissements de santé en prévention et promouvoir les actions de santé publique.

Source :

Jeunes médecins pour la santé publique

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